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La Ruche > « Voler des tombes, c’est dégueulasse »

« Voler des tombes, c’est dégueulasse »

02 Janvier 2020

Deux familles sont venues à notre rencontre pour dénoncer des actes de malveillance commis sur les sépultures de leurs proches dans le cimetière de Brioude. Entre colère et émotion, elles témoignent.


Ce sont des bougies, des fleurs, des boules à neige… Des objets sans grande valeur me direz-vous, quelques dizaines d’euros tout au plus et pourtant… Ces quelques effets ont une importance inestimable. Inestimable pour ceux qui, le cœur serré dans un étau par le chagrin, sont venus les déposer sur la dernière demeure d’un de leur proche. Dans un moment de recueillement pour marquer leur attachement aux bons moments passés ensemble, ou pour combler ce trop grand vide laissé par l’absence.

« Une société qui ne respecte même plus  ses morts ! »

Nadège Hinderchied, est l’une d’entre eux. En avril dernier, son beau-frère est décédé à 39 ans, laissant derrière lui trois enfants. Dans la famille, la plaie est encore béante. Le temps n’a pas encore fait son œuvre. Alors quand à la Toussaint, ils ont constaté la disparition de bougies et de compositions florales, ça a été la sidération. « Ma belle-mère avait déposé de gros bouquets, le lendemain, il n’y avait plus rien… Imaginez la douleur d’une maman. Elle vient de perdre son fils, doit se contenter aujourd’hui de déposer des fleurs sur une tombe pour lui dire qu’elle l’aime… Et on vient gâcher tout cela en ajoutant de la peine à la peine. Voler des tombes, c’est dégueulasse ! Je pensais que les cimetières étaient des lieux sacrés. Comment peut-on oser ? On est dans une société qui ne respecte même plus ses morts ! C’est affligeant ». Et Nadège n’est pas la seule dans ce cas-là, Adélaïde Dos Santos a aussi vu la sépulture de sa grand-mère dépouillée. « Nous avions déposé des bougies pour former un cœur, aujourd’hui deux ont disparu, volatilisées ». C’est aussi le cas de cette boule à neige venue de Lourdes, déposée par un petit garçon sur le caveau de sa mamie partie récemment, et dont le témoignage circule sur Facebook.

Au début, tous ont cru à des petits plaisantins et ont cherché dans les allées du cimetière leurs biens chéris qui auraient été déplacés. En vain. « Depuis deux ans il n’y a plus de gardien. Les portes sont ouvertes en permanences. Les gens vont et viennent comme ils veulent la nuit… », s’indigne Adélaïde.

Interrogée à ce sujet, la mairie par la voix de Maurice Roche, adjoint chargé des travaux et de l’urbanisme, se défend : « honnêtement, ce ne sont pas des faits nouveaux malheureusement et nous n’avons pas constaté depuis le départ du gardien, une recrudescence des vols au cimetière de Brioude. Si c’est le cas, nous n’avons pas été mis au courant et nous invitons les Brivadois à nous faire remonter l’information en s’adressant à la police municipale ou à la gendarmerie. À ma connaissance, nous n’avons qu’un cas récent où une plainte a été déposée. C’est une personne domiciliée hors du département qui vient à chaque Toussaint sur la tombe familiale et qui a constaté en 2019 que la composition qu’il avait déposée en 2018 n’y était plus… ».

Les familles doivent  se faire connaître

Aujourd’hui, la ville affirme assurer trois tournées d’inspection par semaine, une officiée par la police municipale et deux par les employés des espaces verts. Quant à la question de fermer le cimetière la nuit, Maurice Roche explique : « je me suis renseigné et très peu de communes ferment le leur. Nous avons réfléchi il y a quelque temps à mettre une fermeture automatique avec des horaires, mais le poids du portail rendait la chose infaisable. Et puis il me semble aussi compliqué de savoir si le larcin a été commis en journée ou la nuit, un employé communal me l’a encore dit : “si je suis à l’entrée du cimetière, il m’est impossible de savoir ce qui s’y passe à l’autre bout”. Mais ne croyait pas que je ne suis pas touché et que la ville ne déplore pas ces méfaits. Nous regrettons profondément ces incivilités qui ne font qu’accroître la peine des familles. C’est pourquoi je les invite, je le redis, à nous signaler tout acte malfaisant pour que nous puissions agir en conséquence ».

Déborah Layris


Article publié le 02/01/2020 à 09:29
Auteur : Redaction Laruche
Crédits photos : La Ruche
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