La ruche
 
Logo la ruche
L’hebdomadaire de Brioude et sa région
La Haute-Loire mise en vigilance orange orages cet après-midi et ce soir.
07 Juillet 2020
Brioude

22°C
       
je m'abonne
Journal papier
Newsletter
Nous contacter
 Accueil VidÉothÈque Pages MAGAZINE S'abonner MÉtÉo
Consulter les annonces | Hippisme | Recettes | Sondage | Commentaires  
La Ruche > Une Brivadoise bloquée en Chine

Une Brivadoise bloquée en Chine

12 Février 2020
Le témoignage de Bin Tournadre, une Brivadoise bloquée en Chine par le coronavirus.
Le témoignage de Bin Tournadre, une Brivadoise bloquée en Chine par le coronavirus.

Bin Tournadre est Brivadoise depuis 2012. Elle vit à La Chomette avec son mari et son fils. Chaque année, elle retourne voir sa famille en Chine pour le Nouvel an chinois. Mais cette année, le coronavirus la bloque dans son pays d’origine.


 « Avant de partir en Chine, j’avais remarqué que les médias chinois parlaient de ce nouveau virus apparu en décembre. Mais il y avait moins de 20 cas d’infection à ce moment-là. Et les autorités chinoises n’avaient pas de preuve de transmission entre les hommes. » Rien d’alarmant donc. Et Bin Tournadre est arrivée en Chine, d’abord à Pékin, sans encombre, le 7 janvier.

« J’ai confiance en toutes les mesures qui  ont été prises.  Je n’ai plus peur…  »

« Personne ne portait de masque dans les rues, tout était normal et le festival du Nouvel an chinois se déroulait en ville. » Alors le 10 janvier elle a rejoint normalement sa famille à Hohhot, « une petite ville » à 700 km de Pékin et 2.000 km de Wuhan, la ville principalement concernée par le coronavirus. « Le Nouvel an chinois, ou la Fête du printemps, est la fête la plus importante chez nous. Un peu comme Noël pour les Occidentaux. Alors depuis l’an dernier, c’est cette période que j’ai choisie pour rendre visite à ma famille et ma maman âgée de 82 ans. » Très attachée à ses proches en Chine, Bin Tournadre se dit chanceuse de vivre cette période difficile auprès des siens.

Mais dès le 15 janvier, les cas de coronavirus étaient de plus en plus nombreux à Wuhan. « Beaucoup d’informations circulaient à la télé et sur les réseaux sociaux. » Et le 20 janvier, un expert a confirmé la transmission du virus entre les personnes et sa dangerosité. « Je ne peux pas dire que je n’ai pas peur. Mais j’arrive à la maîtriser. L’épidémie finira par passer… J’ai confiance. » Mais en Chine, la peur est bien là. « Les gens se sont précipités vers les masques, les désinfectants… Les commerces et pharmacies sont en rupture totale. Les experts nous disent de ne pas sortir dans les lieux publics, interdisent les rassemblements, de se protéger avec un masque… Mais est-ce que tout ça va suffire ? Que faut-il faire pour éviter la propagation ? La population chinoise est tellement nombreuse… Et le Nouvel an chinois, c’est la fête où tout le monde traverse le pays, voire les frontières pour retrouver sa famille, en prenant les transports… » La réalité est assez grave et ça, Bin en a bien conscience. « Tout le monde commerçait à paniquer. C’était la période la plus dure pour moi. » Le 23 janvier, la décision des autorités chinoises était prise. Arrêt total des transports. « Plus de train, d’avion, de bus et de transport en ville. Plus personne n’entre ni ne sort de Chine. » Les mesures principales ? La quarantaine, le port du masque obligatoire dans les lieux publics. « Il est aussi demandé à chacun de rester à la maison pour une période de 14 jours d’incubation, soit jusqu’au 8 ou 9 février. Les vacances des chinois ont même été prolongées pour que chacun puisse rester chez soi. » Pas de restaurant, pas de cinéma, aucune activité collective… La ville de Bin, Hohhot, comme toutes les régions de Chine, s’est transformée en ville fantôme. « Dans l’immeuble où j’habite, il y a deux pulvérisations de désinfectant par jour. » De quoi mettre la boule au ventre… Mais la Brivadoise garde le sourire et l’espoir de pouvoir rejoindre prochainement son mari, son fils, ses amis en France. « J’ai confiance en toutes les mesures qui ont été prises. Je n’ai plus peur. Dans ma région qui est beaucoup plus grande que la France entière, il n’y a que 15 cas de coronavirus répertoriés sur une population six millions de personnes. Il y a très peu de risques que j’attrape le virus. Je suis quasiment 100 % en sécurité. Mais je ne peux m’empêcher de penser aux médecins, infirmiers, chercheurs et experts qui travaillent dur, en première ligne, très exposés aux risques d’infection et qui ont choisi de laisser de côté leur famille pour lutter contre cette maladie. Leur dévouement et leur esprit professionnel me mettent les larmes aux yeux… » De la reconnaissance et de la compréhension. Voilà les premiers sentiments de Bin Tournadre face à la crise sanitaire qui touche la Chine (près de 500 morts), mais aussi le monde, au cours de ces derniers mois...

Géraldine Garcia

(L'article dans son intégralité est à retrouver dans
notre édition datée du vendredi 7 février 2020)


Article publié le 12/02/2020 à 13:50
Auteur : Redaction Laruche
Crédits photos : La Ruche
Retour
 
Réagissez à cet article

Commentaires :
Lien permanent : 
 
 
Video
video
Festicar : retour en vidéo sur cette édition de folie !


lire la suite

Fil info
 
01/07/2020 10:21
La Haute-Loire mise en vigilance orange orages cet après-midi et ce soir.

25/06/2020 18:06
La Haute-Loire en vigilance jaune orage dès demain, vendredi

25/06/2020 15:39
Crédit : Pomme Labrousse
Attention, circulation perturbée à hauteur de Bournoncle-Saint-Pierre dès le 29 juin

18/06/2020 14:04
Photo : Jeremie Fulleringer
Auzat et La Combelle : les fêtes patronales auront finalement bien lieu

12/06/2020 15:26
Incendie impressionnant à Brassac-les-Mines

Toutes les brèves


 
 

Guide Estival Haute-Loire 2016

PETITES ANNONCES AUTOMOBILES

  haut de page
l'eveil
Espace abonnés
> M'abonner

Multimédia
> Vidéothèque

Petites annonces
> Immobilier
> Automobile
> Emploi

Services
> Météo
> Plans itinéraires
> Pages jaunes
Mentions légales - Contact
Copyright © 2020 www.laruche.fr. Tous droits réservés.