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Les galeries, une mine de souvenirs

26 Août 2018
Victor Susana (à droite) a ouvert la boîte à souvenirs aux côtés de Michel Marion, bénévole au musée de Brassac-les-Mines. 
Victor Susana (à droite) a ouvert la boîte à souvenirs aux côtés de Michel Marion, bénévole au musée de Brassac-les-Mines. 

Il est le doyen d’une communauté devenue rare, celle des gueules noires du Bassin minier. Âgé de 94 ans, Victor Susana nous a accompagnés au musée de Brassac-les-Mines.


« Vous savez pourquoi j’ai fait mineur ? Parce que mon père était mineur ! »
Victor Susana a 94 ans. Il a travaillé 37 ans à la mine et a passé 36 années au fond, dans les galeries. Son métier, il ne l’a pas choisi et pourtant, il l’a fait avec passion.
Assis sur une chaise à l’entrée du musée de Brassac-les-Mines, il met un point d’honneur à nous expliquer pourquoi il a eu cette vie.
« Mes parents étaient Italiens. Je suis arrivé en Auvergne à l’âge de 8 ans. On venait de Saint-Étienne. Je suis allé à l’école à Auzat et là, ce n’était pas évident. On me disait : “Sale macaroni”, “Qu’est-ce que tu viens faire en France ?”, “Tu viens manger notre pain”. Les mineurs étaient des moins que rien à l’école ! » Fataliste, Victor Susana suit le chemin qui lui est tracé. Après l’obtention de son certificat d’études, à 14 ans, il commence sa carrière au triage du charbon, à La Taupe.
Au même âge, son frère aîné avait aussi travaillé à la mine, quelques années auparavant. « Il avait à peine 14 ans. Il est mort la tête écrasée entre une locomotive et un poteau. On nous a payé l’enterrement mais mes parents n’ont rien eu, que dalle. On a dit à mon père : “Il n’était pas soutien de famille, monsieur.” »

« Mon père est mort à 45 ans de silicose, je l’ai vu mourir »

Au moment de se déplacer vers la galerie reconstituée du musée, l’homme, une force de la nature, se lève, fièrement appuyé sur ses béquilles. En passant près d’un engin (photo ci-dessus), il s’arrête pour nous expliquer son utilité, démonstration à l’appui. « Ça servait à charger les bennes de charbon. Un mec se plaçait sur le côté pour actionner le godet et ça déchargeait par l’arrière. »
Puis il reprend son chemin, comme il l’a toujours fait. Un pas après l’autre, il égrène les souvenirs d’un temps qui n’est plus. Celui de la mine et de ce qu’elle lui a pris.
« Mon père est mort à l’âge de 45 ans de silicose. Je l’ai vu mourir. Je vous le dis, ce n’est pas gai ! » D’un ton grave et avec un regard bleu acier, l’ancien chef de poste met des mots poignants sur la maladie qui a fait tant de morts dans le métier : la silicose...

Nicolat Jacquet

(La suite de l'article est à retrouver dans
notre édition du vendredi 24 août 2018)


Article publié le 26/08/2018 à 09:56
Auteur : Redaction Laruche
Crédits photos : La Ruche
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Commentaires :
Les galeries une mine de souvenirs. - par PastredeLamotheChirac
Ils ont des droits sur nous aurait dit Clémenceau.Ces gens ont souffert, un travail de galérien."Galeries" Chez nous, les travailleurs allaient à Paris et faisaient les "bounias" c'est à dire livrer les sacs de charbons (50kgs) dans les étages l'hiver, ce que je voulais faire à mon retour du régiment mais le charbon c'était la fin, place au fuel. (J'ai 73 ans.) Les bounias disaient qu'ils gagnaient de l'argent mais que c'était dur! Oui bien sûr mais le plus dur c'était bien pour ceux qui le sortaient de la mine,voilà mon avis. Chez nous, des paysans qui avaient des bois de pin vendaient des piquets d'étayage aux mines du Gard mais tout fait à la main et les transportaient à la gare SNCF à une quinzaine de kilomètres sur le char attelé aux boeufs. N'oublions pas nos amis animaux qui eux aussi ont souffert, ont trimé. Pensons aussi aux piémontais, tous jeunes dans les mines, des gamins tout comme ces enfants qui travaillent dans les mines en Afrique à sortir de la terre pour la fabrication des téléphones portables dans des galeries où ils ont du mal à passer et combien d'éboulements? Que de souffrance! Ne croyez-vous pas que certains ont bien tort de toujours se plaindre, de manifester parfois pour un oui ou pour un non, pensons un peu à ces "trimards". Oui, je maintiens que ces gens là ont des droits sur nous!
le 28 Août 2018 à 18:36
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