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La Ruche > La pêche d'antan et ses méthodes

La pêche d'antan et ses méthodes

09 Mars 2018

Hobby rustique et peu coûteux, la pêche permettait autrefois d’améliorer les menus familiaux, mais aussi avec le saumon, les repas de fête et parfois, les finances du ménage.


Le pêcheur local n’a jamais eu besoin d’un matériel adapté pour opérer. Les cannes étaient souvent faites d’un brin de bambou de pays, mis à sécher à l’ombre, de façon à ce que le soleil n’altère pas sa souplesse. Il existait cependant ça et la, quelques fabricants qui embellissaient la canne, y posaient des anneaux ou la vernissaient à petits prix.

Sinon, on se tournait vers le catalogue de « la Manu ». La célèbre firme de Saint-Étienne y proposait des engins un peu plus performants, les premiers moulinets à tambour fixe, les lignes tressées, les hameçons, les flotteurs et les plombs.

Braconnage et marché occulte autour du saumon

L’apparition des fils de nylon devait changer radicalement des habitudes. Qui ne se souvient de « Tirtou, la racine qui tient le coup », dont l’officine des distributeurs, en l’occurrence la maison Bricard-Boyer rue Sébastopol, avait rapidement hérité du nom de la marque. Chez les petits détaillants ou dans les magasins d’articles, on pouvait se procurer les filets à mailles autorisés et, parfois ceux interdits, mais dans l’arrière-boutique. Là encore, « Manu » était sollicité par correspondance, ce qui garantissait un maximum de discrétion.

Quelques forgerons de campagne étaient connus pour la qualité de la fabrication de leurs produits. Mais la plupart du temps, ces derniers étaient bricolés par les braconniers eux-mêmes. Les fourches à minerai des mines de Chambaret ou d’Ally étaient très recherchées pour fournir la matière première. Il est d’ailleurs fort dommage que la collection de tridents saisie par la garderie et confisquée aux nombreux contrevenants ait disparu du local où elle était stockée, lors de l’incendie de l’Hôtel de ville de Brioude.

Le braconnage professionnel visait naturellement le saumon et donnait lieu à un véritable marché occulte. Mais à l’époque, le salmo-salar n’était pas rare et les prélèvements effectués ne mettaient pas l’espèce en danger. Ce fut vrai jusqu’en 1945, dernière année de pêche miraculeuse sur l’Allier.

Puis il y eut Poutès, les pêcheurs professionnels, les ouvrages sur l’axe Loire-Allier non aménagés pour permettre la remontée du poisson sur les frayères, enfin le bouchon vaseux de l’estuaire, etc.

Durant quelques années encore, des pêcheurs dits « amateurs », car pratiquant seulement à la ligne et de façon légale, firent amples prélèvements de géniteurs, jusqu’à pouvoir s’offrir tracteur ou voiture avec le produit des ventes d’une saison.

La pêche à la truite était essentiellement pratiquée par les locaux, un peu à la ligne, beaucoup à la main, ou à la fourchette, jamais au poison ou à l’explosif. Les paysans riverains des ruisseaux entretenaient chaque année les pelières qui leur permettaient à l’époque de faire franchir le cours d’eau aux attelages lors des fenaisons. Ils maintenaient ainsi un enrochement permanent fournissant autant de caches aux poissons. Deux ou trois fois l’an, souvent pour quelques invités, ils prélevaient autant de grosses truites qu’ils avaient de convives, sans causer un quelconque préjudice à la rivière ou à l’espèce. Quelques pêcheurs, y compris en temps de fermeture, fournissaient sur commande les maisons bourgeoises et les restaurants, moyennant espèces sonnantes.

La pêche aux filets, éperviers, tridents était essentiellement pratiquée à partir des « navières », bateaux plats dirigés à l’aide d’une longue perche et dont il existait de nombreux spécimens sur les bords de l’Allier, à proximité des villages. Parfois une bergère partie garder son troupeau, posait un sanglon dans un courant et ramenait avec les vaches quelques poissons pour le souper familial. Les lavandières, elles, guettaient le saumon bécard qui, s’il passait à portée, finissait son existence dans la panière, sous une pile de linge.

Roland Vigouroux

(L'intégralité de l'article à retrouver
dans l'édition du 9 mars)


Article publié le 09/03/2018 à 18:32
Auteur : Redaction Laruche
Crédits photos : DR
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