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La bise oui, mais combien ?

29 Décembre 2019

Quatre, trois, deux ou même une seule bise : les manières de se saluer diffèrent parfois au sein d’une même région et l’Auvergne en est le parfait exemple… Prenez garde à ne pas vous tromper au moment de souhaiter la bonne année.


 « Ah pardon, ici, c’est trois bises… » « Oui mais j’ai grandi dans le Puy-de-Dôme et chez nous c’est deux. » Retirer votre joue alors que la personne à qui vous venez de dire bonjour s’apprête à vous faire un troisième baiser ou, au contraire, tendre les lèvres pour voir votre interlocuteur faire un pas en arrière est, qu’on se le dise, une situation embarrassante que nous avons malheureusement tous connue.

Car à l’instar de l’incontournable « pain au chocolat ou chocolatine », le nombre de bises à coller sur la joue de son collègue, voisin et autres amis d’enfance, continue de diviser la France. Bien sûr, certains sites Internet se sont penchés sur la question, ont édité des cartes, plus ou moins fumeuses, avec le découpage des régions et se sont, les pauvres, bien souvent cassé les dents tant il est difficile de se mettre d’accord au sein d’un même territoire.
 
Depuis la fin du XIXe siècle
 
En Auvergne-Rhône-Alpes, par exemple, le très officiel site combiendebises.free.flaisse apparaître des disparités qui ne surprendront personne.
Ainsi, sur les 1.457 votes comptabilisés en Haute-Loire, les trois bises l’emportent avec 60 % des voix (et même 90 % sur combiendebises.com) quand le Puy-de-Dôme et la Loire, pourtant limitrophes, plébiscitent les deux bises (respectivement 65 % et 71 % sur près de 2.000 votes chacun). Maryline en sait quelque chose… Bien qu’installée à Brioude désormais, ces attaches un peu partout en Auvergne la font danser lorsque le moment est venu de dire bonjour. "Dans le Puy-de-Dôme, c’est plutôt quatre bises historiquement. Ici trois. Dans le Cantal, deux. Je sais que quand mes tantes arrivent, on en fait quatre. Avec ma belle-mère trois et au boulot souvent une seule".
 
Si l’essayiste Frédéric Rouvillois rappelle dans son ouvrage Dictionnaire nostalgique de la politesse (éditions Flammarion) que la bise telle qu’on la connaît aujourd’hui « remonte à la fin du XIXe siècle dans les couches populaires et s’est véritablement développée après mai 1968 », comment expliquer ces disparités régionales ? Difficile à dire. « La rencontre de deux personnes de milieux sociaux différents peut provoquer des malentendus, reconnaît David Le Breton, anthropologue et sociologue, dans L’Express. On peut tâtonner quelques secondes avant de savoir combien de fois il faut s’embrasser, et même sur quelle joue commencer. »
Pas évident de s’y retrouver donc. Le plus simple étant peut-être de s’adapter au territoire à l’image de Christian qui a toujours vu ses parents faire trois bises à Brioude mais qui a dû en abandonner une, à contrecœur, pour s’installer à Chambéry ou encore comme Laurent qui se qualifie d’« hybride ».

Le généreux Auvergnat
 
« J’ai passé près d’un demi-siècle à Paris, je suis une pièce rapportée, convient-il. Mais je suis pour qu’on respecte les us et coutumes d’une région donc quand je reviens à Paris, j’en fais deux, ici trois. » Marie-Paule qui s’est justement emmêlée les pinceaux avec Annie – « on en a fait quatre alors qu’on en fait trois d’habitude, rigolent-elles » – n’a pas non plus d’explications sur ces différences mais préfère philosopher : « L’Auvergnat trouve que deux bises n’est pas assez alors il en fait plus. Il est généreux tout simplement… »

 
Et chez nos voisins européens ?
 
Si vous vous apprêtez à voyager dans les prochains mois, vous avez tout intérêt à vous renseigner sur l’histoire de la politesse de votre pays d’accueil au risque de passer pour le Français incongru au moment de saluer votre hôte. Et pour cause, certains peuples ne supportent pas le contact physique inhérent à la bise. En Allemagne, par exemple, la bise laisse plutôt place à une petite accolade ou une poignée de main. Les Britanniques, comme leurs cousins d’Amérique, optent généralement pour le câlin. Globalement, les pays latins font la bise mais dans un cadre famille-amis limité notamment en Italie où elle est exclusivement réservée à la famille proche. Les Russes, eux, peuvent se saluer par un baiser sur la bouche même si, considéré comme une incitation à l’homosexualité par Moscou, il tend à disparaître.
 

 
 
Jean-Adrien Truchassou

 


Article publié le 29/12/2019 à 10:40
Auteur : Redaction Laruche
Crédits photos : L'Eveil
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