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La Ruche > Hôpital de Brioude : une santé financière retrouvée

Hôpital de Brioude : une santé financière retrouvée

08 Août 2018

Le 10 août, la directrice Claire Maynadier quittera ses fonctions à l’hôpital de Brioude. Retour avec elle sur deux années et demie à la barre de ce navire qu’elle laisse en bien meilleur état que ce qu’elle l’avait trouvé.


Aux commandes du centre hospitalier de Brioude depuis janvier 2016, Claire Maynadier aime à se décrire comme le « pilote » de ce navire, il faut bien le dire en perdition lorsqu’elle en a pris la barre.

Quelles ont été vos missions à la tête de cet hôpital qui, à votre arrivée, accusait un déficit de 2,6 millions d’euros ?

La feuille de route que m’avait donnée Hubert Wachowiack, le directeur général adjoint de l’ARS (Agence régionale de santé) Auvergne, lorsqu’il m’a recrutée pour le poste était très claire : c’était le redressement financier de l’établissement dans un délai très restreint, car la situation était très fragile, avec des difficultés ne serait-ce que pour le déblocage des payes. J’ai d’ailleurs été recrutée sur mon « profil financier » (Claire Maynadier a été pendant six ans inspectrice du Trésor, à la tête d’une trésorerie dans le Beaujolais, NDLR).

Une feuille de route que vous avez mise en place rapidement…

La première décision a été de raréfier la masse salariale, qui représente plus de 70 % du budget. Dès 2016, nous avons supprimé 18 postes en équivalent temps plein, dans l’administratif, la cuisine, les services techniques et même dix postes parmi le personnel soignant. Cela a représenté près de 900.000 € d’économies en 2016. J’ai également mené un audit de fond sur les achats, qui nous a permis d’économiser 350.000 € et la renégociation des emprunts toxiques, grâce à l’aide financière de l’État et de l’ARS, a fait économiser 150.000 € de surintérêts. Toutes ces décisions ont été prises dans la transparence et la discussion. J’avais d’ailleurs organisé de nombreuses réunions de services pour expliquer la situation financière.

Ces décisions n’ont pas été sans créer des réactions au sein du personnel. On pense notamment aux soignants qui vous avaient symboliquement remis leurs blouses blanches en mai 2016.

Je comprends la réaction des soignants, et je reconnais que cela peut interpeller, notamment la décision de ne pas remplacer l’absentéisme, car parfois cela nous a obligés à fonctionner en mode dégradé, mais je n’avais pas le choix. L’effet ciseau que subissait l’hôpital depuis plusieurs années, avec des charges de personnel en augmentation quand l’activité était en baisse, était dévastateur. Il fallait le rebasculer dans un sens vertueux, et c’est ce que nous avons fait.

Comment se porte l’hôpital de Brioude aujourd’hui ?

Le déficit, de 2,6 millions d’euros en 2015, est passé à 900.000 € en 2016, puis 300.000 € en 2017. Nous pensions atteindre l’équilibre fin 2018, mais la baisse de 500.000 € d’une aide de l’ARS au bâtiment de chirurgie ne le permettra pas. L’activité se développe cependant dans tous les secteurs, et ce malgré la baisse des tarifs unitaires de la sécurité sociale. La chirurgie connaît une hausse de près de 10 % en moyenne. L’orthopédie-traumatologie est très dynamique, le secteur de la médecine est en pleine croissance et grâce au recrutement d’un éminent gériatre en novembre dernier, la gériatrie est également en croissance. Une croissance qu’il va falloir poursuivre.

Quelles sont les raisons qui expliquent selon vous cette croissance ?

L’arrivée de médecins jeunes et dynamiques venus du CHU de Clermont-Ferrand a permis d’enclencher cette bonne dynamique. L’hôpital a aussi la chance de compter des médecins piliers aux urgences, en chirurgie ou en médecine. On a à Brioude une équipe de praticiens remarquables qui s’investissent pour l’établissement et pour les patients...

Géraldine Sellès

(La suite de l'article est à retrouver dans
notre édition du vendredi 3 août 2018)


Article publié le 08/08/2018 à 09:25
Auteur : Redaction Laruche
Crédits photos : La Ruche
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