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La Ruche > Frédéric Dupuis, le coach qui bulle

Frédéric Dupuis, le coach qui bulle

23 Décembre 2015

 Jusqu’à la fin de l’année, les photos de Frédéric Dupuis s’exposent sur les murs de l’Aquabulle. Cliché d’un passionné de piscines.


 Devinette. Que fait un nageur qui s’ennuie pendant un entraînement ? Réponse : des bulles.

Oui, des bulles. C’est une vieille tradition partagée par tous les nageurs semble-t-il. Ils s’amusent à s’allonger au fond de l’eau, regardent la surface et font des bulles d’air. Comme les fumeurs s’amusent à faire des ronds de fumée. Activité que l’on devine hypnotique, reposante. Et avec un énorme potentiel esthétique et artistique.
 
Ce potentiel, un homme a su le déceler : Frédéric Dupuis. Depuis septembre dernier, il est l’entraîneur de l’équipe de natation de Brioude. Il est surtout un grand malade de la piscine. Et à dire vrai, il ne fait rien pour se soigner.
 
À la piscine à peine sorti de la maternité
 
La piscine, il est tombé dedans quand il était petit. C’était il y a 38 ans. Madame Dupuis sort tout juste de la maternité. Elle est dehors depuis six heures et la première chose qu’elle fait, c’est d’aller barboter dans la piscine avec son nouveau-né. « Un bassin extérieur. Rien d’aseptisé pour un bébé. C’était une autre époque. » Rapidement Frédéric enchaîne avec les bébés nageurs, puis la nage en compétition jusqu’à ses 25 ans, puis il devient entraîneur (quinze ans à Clermont-Ferrand, puis Saint-Étienne et Brioude).
 
Donc, Frédéric est un fou de piscine. Pas de l’eau, pas de la mer, mais de la piscine en particulier. « Je trouve ça beau. Les couleurs, les formes. Tout. J’y passe mes journées. Souvent mes nuits aussi, parce que j’ai les clés des piscines où je travaille. Je collectionne les livres anciens, du XVIe ou XVIIe siècle, sur la natation… » Frédéric marque une pause, relève les yeux et affiche un large sourire. « Je sais, ça fait un peu autiste, mais j’ai d’autres centres d’intérêt aussi, ne vous inquiétez pas. »
Parmi ses autres passions, il y a la photo donc. « J’ai toujours eu un appareil sur moi. En permanence. Quand on était jeunes, je prenais en photos les bringues ou les compétitions. J’étais un peu le photographe officiel. Et puis, un jour, j’ai rencontré quelqu’un qui avait un appareil sous marin. » Frédéric découvre alors qu’il peut fixer et partager le lieu qu’il préfère sur Terre : sous l’eau. « La surface de l’eau, c’est pour nager. Le plaisir, c’est d’être sous l’eau. C’est la sérénité absolue. Le bien-être. Bouger en trois dimensions en état d’apesanteur. »
 
Frédéric est donc sous l’eau avec son appareil. Il fait alors ce qu’il fait toujours sous l’eau : des bulles. Au début juste pour le plaisir. « Je les mettais à défiler en fond d’écran sur ma télé. Mes potes, en soirée, me disaient que c’était vachement bien. Mais on ne peut pas leur faire confiance, ce sont des nageurs. Mettez du bleu devant un nageur et il trouvera ça vachement bien », se marre Frédéric.
 
Pour Frédéric, rapidement, cela devient plus qu’un simple hobby. C’est une nouvelle façon d’explorer son milieu. Le photographe joue avec les lieux. « Il y avait ce bassin avec un château en surplomb, j’avais trouvé un angle, à un endroit très précis, où on pouvait voir le château et le reflet du fond de la piscine. Et ben, trois ans après, la télé a choisi le même angle sous l’eau pour filmer le podium d’une compétition. Ca m’a fait kiffer. »

Les orques font des bulles verticales
 
Le kiffe est dans le détail pour Frédéric. Mais pour le curieux, l’artiste laisse toute liberté à l’interprétation. « C’est marrant, les gens voient des choses très différentes. Certains tournent la photo. Trouvent un nouvel angle. C’est comme un test de Rorschach, ça révèle des choses. »
 
Peut-être ne faut-il pas trop intellectualiser. Après tout, avant Frédéric Dupuis, les seuls à jouer avec leurs propres bulles étaient les dauphins et les orques. « Sauf que les orques arrivent à faire des bulles verticales. J’ai essayé, c’est impossible, elles remontent aussitôt à la surface. » Évidemment, quand on se compare plus naturellement à une orque qu’à Robert Doisneau…

Article publié le 23/12/2015 à 09:13
Auteur : Simon Antony
Crédits photos : L'Eveil
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